Article : Comprendre les Complexes de supériorité

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Leur façon d’être au monde :

Ce qu’ils pensent :

  • « Ma vision du monde est meilleure que celle des autres ».
  • « Je suis parfait/e » ou bien « Je suis bien plus près de la perfection que les autres ».
  • « Je suis une référence pour les autres. Je peux ainsi légitimement me permettre de les juger tout comme de leur donner des leçons ».
  • « Étant plus intelligent/e (plus malin/gne) que les autres j’ai la légitimité de prendre le pouvoir sur eux dans les relations. Voire de les instrumentaliser ».
  • « Les autres - qui ne sont pas dans le contrôle comme moi - sont des irresponsables ».
  • « Les autres sont en très grande partie responsables de mes frustrations ».

Dans leurs relations aux autres :

  • Ils prennent le pouvoir sur l’autre.
  • Ils sont dans le contrôle, la maîtrise.
  • Ils sont dans le jugement.
  • Ils surjouent la détente et la coolitude. S’en donnent en spectacle.
  • Ils se gonflent, se gargarisent narcissiquement.
  • Ils accusent les autres des impondérables, imprévus, retards, ratés, etc. , les considérant telles des offenses.
  • Ils se plaignent sans cesse des frustrations quotidiennes.
  • Ils se victimisent eu égard à ces frustrations qui s’origineraient dans les incompétences d’autrui.
  • Ils envoient des pics aux autres pensant ainsi les corriger. Et également créer, maintenir puis entretenir une apparence de supériorité.
  • Et/ou leur prodiguent/adressent des compliments - via une manœuvre de jugement/de séduction semi-déguisé/e - afin de renforcer cette posture de référence supérieure.

Leur ressenti

  • Ils se sentent tout puissants, au-dessus des autres.
  • Ils ont l’impression d’être leur propre pilier. Que personne ne serait suffisamment à la hauteur afin qu’ils puissent s’y étayer.
  • Ils se sentent seuls, mis à distance, mis à l’écart, incompris.
  • Ils sont angoissés à l’idée d’être pris en défaut. Ils mentent d’ailleurs vis-à-vis de leurs propres ratages, et/ou les retournent en les mettant en valeur : cela devient une particularité qui les distingue. Ou en accuse un autre au lieu d’assumer d’en être l’auteur/e.

Ce qu’ils ont à travailler :

  • Accepter qu’ils portent une blessure narcissique. En trouver l’origine et en extraire les leçons de vie associées. Trouver comment en combler les manques et/ou en rééquilibrer les excès relatifs.
  • Accepter que les frustrations font parties de la vie. C’est-à-dire sans qu’un Autre en soit systématiquement responsable.
  • Accepter qu’ils sont parfois eux aussi responsables de…
  • Accepter que dans certaines situations personne n’est responsable de..: d’une tasse propre qui s’ébrèche en la retirant du lave-vaisselle ; de la machine à café qui ne fonctionne soudain plus.
  • Accepter que croire tout contrôler est une illusion.
  • Faire le deuil de la perfection incarnée qu’ils fantasmeraient d’atteindre. Et intégrer la différence avec le fait que les êtres humains seront tout au long de leur vie perfectibles.
  • Apprendre à faire confiance aux autres, à s’étayer/s’appuyer sur les autres.
  • Prendre conscience que nous sommes chacun une/des personne/s ressource les uns pour les autres (sans qu’il soit besoin/nécessaire de prendre le dessus sur  les autres pour en bénéficier).

Le positionnement à adopter à leur contact :

  • Incarner le fait qu’il est possible d’être à la fois responsable et détendu. Le leur montrer en conséquence.
  • Reconnaître et assumer notre part de responsabilité lorsque c’est le cas. Leur présenter nos excuses si c’est approprié. Leur notifier leur propre part de responsabilité lorsque tel est le cas. Nos parts de responsabilités mutuelles. Leur transmettre qu’il est inutile de gaspiller de l’énergie à chercher un responsable lorsqu’il n’y en a pas.
  • Les confronter car cela les met en confiance de côtoyer des personnes ayant du répondant.
  • Incarner le fait que, oui, les imprévus et les frustrations font parties de la vie. Que nous composons chaque jour avec. Ceci sans en rechercher à tout prix un responsable en retour.
  • Incarner le fait que nous supportons/que nous sommes dans l’acceptation de nos imperfections.
  • Leur faire comprendre que notre amour inconditionnel, fraternel, filial, notre amitié, etc. peut perdurer envers eux mais que ceci étant les conséquences de leurs attitudes et comportements nous engagent à passer moins de temps avec eux.
  • Faire le deuil du lien que nous aurions aimé partager avec eux vis-à-vis du fait que nous sommes alors contraint de prendre nos distances envers eux. En composant avec la fréquence et la durée de nos temps passés auprès d’eux.
  • Affirmer ainsi notre part de pouvoir dans la relation. Qui se co-construit dans le respect et la dignité mutuelles. Ce, qu’elles que soient nos fonctions.

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